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LE DISCO
Définition
La musique
disco est le résultat d'un mélange de funk,
de soul, de pop et de musique
latino-américaine, enrichi par de nouveaux
instruments, les synthétiseurs. La musique
disco, à l'origine en tout cas, est
caractérisée par un rythme binaire très
entraînant (autour de 120/130 battements par
minute), martelé par la grosse caisse à
chaque temps de la mesure 4/4, idéal pour
danser. Très souvent les contretemps sont
marqués par la charleston et la caisse
claire marque les temps 2 et 4.
Histoire
EN 1970, le groupe "Barrabas",
hispano-améicain, est probablement le groupe
qui a lancé le disco avec "Loe in time" et
"on the road again" Au début des années
1970, le disco est né d'une stylisation du
son de Philadelphie adaptée au marché blanc
(les trois-quarts du marché aux États-Unis),
et à un nouveau mode de vie, celui des
discothèques. C'est à New York et à Miami en
discothèque et grâce aux radios que le Disco
démarre et triomphe. Ensuite des artistes
comme les Village People ou Cerrone se
produiront sur des grandes scènes, à l'image
des artistes rock et funk qui les ont
précédés.
Le naissance du proto-disco a plutôt lieu en
1973 avec «Love's Theme», morceau non-chanté
du Love Unlimited Orchestra (nº1). Cette
même année sort aussi «Soul Makossa» de Manu
Dibango. En 1974 trois titres font date :
«Rock Your Baby» de George McCrae, «Rock The
Boat» de The Hues Corporation et surtout
«Never Can Say Goodbye» de Gloria Gaynor.
Dans leur sillage on trouve «You're The
First, My Last, My Everything» de Barry
White et «Doctor's Orders» de Carol Douglas.
Apparaît aussi le personnage-clé du remixeur
comme Tom Moulton qui a remixé des milliers
de titres et qui est à l'origine de
plusieurs innovations comme la version
allongée et les chansons mixées en continu
(ce qu'il a fait avec «Honey Bee», «Never
Can Say Goodbye» et «Reach Out I'll Be
There» sur le premier album de Gaynor). Ceci
l'a aussi amené à créer le format du «12"
single», maxi 45 tours ou maxi 33 tours.
En 1975 le disco mord encore un peu plus
dans les classements surtout grâce à Donna
Summer («Love To Love You Baby»), KC and the
Sunshine Band («That's The Way (I Like It)»)
et Van McCoy («The Hustle»). Gloria Gaynor
continue son ascension et est couronnée
reine des discothèques tandis que les
Trammps deviennent une valeur sûre dans le
monde de l'underground. 1975 est aussi
l'année de «Jive talkin'», premier hit des
Bee Gees relookés et des groupes de studio
comme Silver Convention («Fly Robin Fly»). À
partir de 1976, le disco fait partie du
paysage, sans encore se démarquer
complètement du R&B, surtout que la Motown
commence à faire irruption sur le marché du
12". En 1977, cette tendance R&B, dans
laquelle s'inscrivent de nouveaux venus
comme Chic est complétée par une apparition
massive du disco électronique dont le
meilleur exemple est «I feel love» de Donna
Summer. Enfin le disco connaîtra une
explosion sans précédent dans l'histoire de
la musique avec le film Saturday Night Fever
joué pour la première fois le 14 décembre
1977 (classé 24 semaines au top avec plus de
25 millions de ventes et 15 millions pour sa
suite Grease). Cet immense succès fera
d'ailleurs de l'année 1978 l'année où tous
les records en matière de vente de disques
ont été battus. A cette époque, les
discothèques s'intègrent dans un mode de
vie, qui se généralisera par la suite à
toutes les couches de la société.
Le succès du disco est tel que, très vite,
des chanteuses et des chanteurs de soul déjà
bien installés s'y essayent, bientôt suivis
de nouveaux arrivants. À la fin des années
1970, presque tous les interprètes de soul
se sont mis au disco et certains arrivent à
combiner les deux styles sans perdre leur
identité. C'est dans tous les cas une fusion
qui ne manque ni d'intérêt ni de
personnalité, particulièrement chez
Philadelphia International Records, la
maison de disques qui, en enracinant le
disco dans le R&B, est celle par laquelle
tout a commencé. L'autre label de disques
qui a peut-être le mieux réussi cette fusion
est la Motown, malgré un succès guère plus
qu'épisodique, au gré des stars et des
disques.
Le disco est alors la musique de masse,
vilipendée par les amateurs de rock et les
Noirs fans de R&B «purs et durs». C'est
aussi une musique de défoulement en cette
période de crise de l'énergie et de
morosité, dans les pays occidentaux qui
remettent en question tout leur système de
valeurs. Cette musique reste cependant dans
la ligne de la contestation des années 1970,
sous un couvert superficiel qu'elle
revendique. Ses thèmes favoris sont la
sexualité -beaucoup plus suggestivement
exprimée qu'auparavant-et, la vie la nuit.
Une des grandes affirmations du disco est
l'androgynie dans le style, comme dans les
voix, telles les voix pâmées des Bee Gees.
Ce sont souvent des personnages au sens du
spectacle et de la dérision affirmés,
possédant le génie du déguisement et
affirmant un mauvais goût voyant très
assumé, depuis Amii Stewart pharaonne
emplumée à Village People et ses multiples
caricatures du macho nord-américain en
passant par Donna Summer alanguie sur un
croissant de lune et les femmes du groupe
Boney M en lingerie sexy, ou enchaînées à un
macho triomphant, créatures des ondes aux
pieds de Neptune ou prêtes légèrement vêtues
à un voyage spatial, sans parler des
mystiques Earth, Wind & Fire aux pattes
d'éléphant dorées sur fond d'Égypte passée à
l'ordinateur, de Cerrone et de son mannequin
nu sur un réfrigérateur ou des nombreuses
poitrines velues des divers interprètes
exhibées fièrement. Cette joyeuse exubérance
s'oppose alors à un rock morose. Le disco
est aussi l'occasion pour le monde non
anglophone de faire irruption sur le marché
avec des productions à succès: l'Italie
(Peter Jacques Band, Revanche, Macho..), la
France (Théo Vaness, Santa Esmeralda, Sheila
B. Devotion, Patrick Juvet, Cerrone..),
l'Allemagne (Donna Summer, Claudja Barry,
Eruption, Boney M, Dschinghis Khan...), mais
aussi le Bénélux (Patrick Hernandez, Luv'...)
et d'autres encore comme le Québec (France
Joli, MTL Express..). Certains vont même de
pays en pays comme Amii Stewart qui va du
Royaume-Uni à l'Italie en passant par la
France. Le succès du disco sera tel que même
des rockers comme les Rolling Stones avec
«Miss you», Kiss avec "I Was Made For Lovin'
You" ou Rod Stewart avec son fameux «Da ya
think I'm sexy» toucheront à ce rythme,
considéré par leurs fans comme «le grand
Satan». Et le groupe Blondie avec "Heart of
glass" un des plus grand succès sur les
radios et en boîte au plus fort de la vague.
À noter le rôle non-négligeable que joueront
les Européens dans cette musique comme
Cerrone, le réalisateur artitisque Giorgio
Moroder (réalisateur artitisque de Donna
Summer entre autres), Jacques Morali et
Henri Belolo (réalisateurs artitisques des
Village People) ou Frank Farian (réalisateur
artitisque de Boney M). Des artistes
francophones (à l'origine) tels que Patrick
Hernandez et Patrick Juvet connaitront un
succès international.
Chronologiquement, c'est un type de musique
qui s'étend environ de la première crise du
pétrole à l'apparition du sida. le genre
diminua autant pour des causes internes
qu'externes. Tout d'abord l'offre sur le
marché devint telle que l'on arriva à
saturation, avec en plus une répétition
abusive des artifices propres à cette
musique: 1979 marque ici le sommet du genre
-tout le monde ou presque veut faire du
disco-. Mais c'est aussi l'apogée de
campagnes anti-disco («disco sucks») comme
l'autodafé du 12 juillet 1979 au Comiskey
Park de Chicago ayant dégénéré en émeute,
revanche des États-Unis contre les femmes et
les noirs dont le rôle était essentiel dans
le monde du disco. Il y eut aussi de la part
de certains interprètes des disques
s'éloignant du canevas originel : 1979 est
l'année de Bad Girls de Donna Summer, un lp(?)
louchant vers un son plus rock, ou de «No
More Tears», duo très variété internationale
qu'elle fit avec Barbra Streisand. C'est
aussi l'année où Michael Jackson reçoit son
premier disque d'or, le 29 novembre, grâce
au hit «Don't stop'til ya get enough», qui
tout en restant très disco est novateur. Et
enfin c'est le moment où la Motown, qui
avait en gros raté le train du disco (malgré
quelques gros hits comme «Love hangover» de
Diana Ross et «Don't Leave Me This Way» de
Thelma Houston en 1976 ou «Heaven Must Have
Sent You» de Bonnie Pointer en 1979), se
réveille avec entre autres une Diana Ross
qui lance «Upside Down» en 1980, numéro 1
n'ayant rien à voir avec les années 1970.
Les causes externes de désaffection
partielle du public sont la nouvelle morale
reaganienne, la baisse d'audience des
discothèques et l'apparition du sida. Une
autre cause est le changement psychologique
de décennie qui a entraîné un renouvellement
des formules de certaines radios. Elles
étaient en cela encouragées par les
compagnies qui, déçues par la baisse de
leurs profits en 1979, avaient réduit leurs
investissements en matière de disco.
Bien que le Disco soit déclaré mort en 1980
dans toute la presse américaine ("Disco is
dead"), le genre évoluera vers la Hi-NRG
(prédominance des synthétiseurs, du nom
d'une chanson d'Evelyn Thomas de 1983) dans
les années 1980, puis vers la House (version
entièrement électronique). Il influencera
également la New wave et l'électro-pop du
début des années 1980 (Depeche Mode, New
Order, Pet Shop Boys, OMD, Bronski Beat)
avec un mélange de disco pour le rythme et
de Punk pour l'ambiance. Le disco
influencera surtout toute la musique dance,
house, techno et electro, mais aussi tout le
Hip-Hop et le funk (urban) des années 1980.
À partir de 1987, le funk (urban) est
remplacé par la «house music», relecture du
disco, qui entraînera une redécouverte de la
musique de danse des années 1970. Cette
redécouverte a été aidée par un phénomène
purement commercial qui est la réédition des
titres disco en disque compact, sous forme
d'albums ou de compilations. Accompagnée de
«megamixes», pots-pourris remixés, elle fera
la fortune de Boney M ou des Village People
qui refont surface en 1988-1989. Le disco
apparaît alors en cette fin des années 1980
-et plus encore lors de la décennie
suivante- comme la musique d'un âge d'or
convivial sans sida ni synthétiseurs
envahissants. Certaines chanteuses comme
Loleatta Holloway auront même plus de succès
dans les années 1980-90 qu'elles n'en
avaient eu auparavant, stimulées par la mode
du remix, multiplication à l'infini de
pseudo-nouvelles versions de leurs hits. Le
remix, phénomène apparu timidement vers
1982-1984, plus largement vers 1986-1987,
devient même la composante essentielle du
marché de la musique de danse. On remarque
aussi l'apparition de «nouvelles chansons»
qui ne sont que des reliquats plus ou moins
retravaillés d'anciens titres . C'est le
phénomène de l’échantillonnage, le «sampling»,
dont le précurseur est le (premier) titre
rap «Rapper's Delight» de 1979 qui reprenait
alors l'instrumental de «Good Times» de
Chic. Au remix et à l’échantillonnage
devenus rois s'ajoutent les reprises faites
par les chanteurs d’origine : Gloria Gaynor
rechante «I Will Survive», Thelma Houston «Don't
Leave Me This Way» et les Sister Sledge «We
Are Family», «Lost In music» et «He's The
Greatest Dancer». Les reprises sont aussi un
gage de succès pour un inconnu : Jimmy
Somerville doit beaucoup à «I Feel Love», «Don't
Leave Me This Way», «Never Can Say Goodbye»
et «You Make Me Feel», Take That à «Could It
Be Magic», «Relight My Fire» et «How Deep Is
Your Love», Kym Mazelle à «Was That All It
Was» et «Young Hearts Run Free». Une
judicieuse reprise peut même revitaliser une
carrière, comme l'a fait Diana Ross avec «I
Will Survive». Pour le public, c'est une
bouffée d'air frais. Celui-ci en redemande
encore et encore.
Les années 2000 marqueront le renouveau du
genre avec un regain d'intérêt d'un partie
de la population pour la musique des années
1970-1980 en général. Certains parlent même
de la "renaissance" du disco. Cela pousse
les maisons de disques à refaire des
compilations et même des remixs des plus
grand tubes du genre mais aussi des morceaux
moins connus. De nouveaux genres disco
apparaissent au XXIe siècle, comme le Disco
Electro et le Disco House. Il existe
également de nouvelles façons de vivre sur
cette musique (en particulier chez soi,
notamment grâce à internet, aux webradios,
aux lofts musicaux ou bien encore grâce a la
mode "aqua"). De nos jours, la musique disco
est donc toujours très apprécié des
nostalgiques du genre, mais aussi par la
nouvelle génération. Les tubes disco sont
diffusés et/ou remixés par les DJs lors de
soirées spéciales et sont toujours diffusés
en discothèque et sur de nombreuses radios
le vendredi et le samedi soir.
A notre époque, de nombreux artistes
perpetuent le genre Disco-Funk. Parmi eux,
on trouve Jamiroquai, Irene Cara et "Forever
My Love" (2006), les Scissor Sisters, la
mythique Madonna et ses titres disco pop
"Hung Up" (samplant habilement "Gimme! Gimme!
(A Man After Midnignt)), et "Sorry", Suzanne
Palmer avec "Free My Love" (2007), Oliver
Cheatham et "Saturday Night" (2007) et bien
évidemment Mika et sont titre "Relax"
(2007), qui mêle pop et disco.
Origine
A partir de 1964, Le terme "disco" apparaît
aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons
comme abréviation du mot "discotheque" (en
français : discothèque ou "boîte de nuit").
"This night we go to the disco" : Cette nuit
on va en boîte. En 1975 il est utilisé pour
désigner un genre de musique et de danse.
Les pionniers en ont été les réalisateurs
artistiques Gamble & Huff et leur Philly
Sound, ainsi que Barry White.
Instrumentation
Les réalisateurs artistiques de disco des
années 1970 utilisent des instruments de
leur époque. Le son disco est souvent
associé à une rythmique basse/batterie mise
très en avant dans le mix (souvent même plus
forte que la voix), aux arrangements de
violons et de cuivres avec des expressions
linéaires à l'unisson ou bien joués dans les
ponts (fill), et aux voix avec beaucoup
d'effets d'écho et de reverb.
La partie rythmique, mise très en avant, est
constituée d'une batterie et de percussions
latines, congas, timpani mais aussi de
batteries électroniques ou boîte à rythmes
(I Feel Love de Donna Summer) qui appuient
davantage le rythme four-on-the-floor.
Chaque temps du 4/4 est mis en avant par le
pied de grosse caisse, un charley marque les
contre-temps et un charley ouvert sur le
temps off. La grosse caisse est mixée très
forte en volume.
La basse est jouée souvent de manière
syncopée en jouant sur les octaves, elle
peut être remplacée par des sons de basse de
synthétiseurs électroniques (ex : Moog).
La guitare est le plus souvent rythmique,
dans un style funky chicken-scratch, avec
des effets comme la wah-wah ou le phaser,
les temps faibles peuvent êtres accentués.
Le piano et/ou des claviers
electro-acoustiques, très à la mode dans les
années 1970, comme le Fender Rhodes, le
Wurlitzer et le Hohner Clavinet, assurent
l'accompagnement.
Des arrangements sont réalisés avec des
ensembles à cordes (violons,
violoncelles...)("Love's theme" de Barry
White). Un autre instrument à corde se
retrouve sur de nombreuses productions
disco, la harpe (I Will Survive de Gloria
Gaynor).
Des ensembles de cuivres, trompettes,
trombones, saxophones et d'autres
instruments à vent comme la clarinette, le
piccolo, la flûte et d'autres sont fréquents
également.
A la fin des années 1970, on commence à
entendre des synthétiseurs qui remplaceront
petit à petit les arrangements de cordes et
de cuivres au cours des années 1980.
ARTISTES ET
GROUPES CULTES DISCO
(source wikipedia)
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